World War COVID Guerre mondiale: From WeaponWorld to PeaceWorld; Learner, begin... De la terre en armes au monde paisible ; Apprenti, débute

Endormi avec l'ennemi

learnermarkv Season 28 Episode 128

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LEARNER full text (2024)

PeaceWorld or death

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APPRENTI texte integral (2024)

Le monde paisible ou la mort



COVID GUERRE MONDIALE
Poèmes des miens et des leurs

Endormi avec l’ennemi

Ni en alerte ni au repos,
Ni endormi ni en éveil,
Cloué aux répétitions sans fin. 

Au vieil écran de télévision sombre.
Dans son neige, des modèles foncés dérivent,
Pensées, rêves, mémoires momentanés. 

Ça cesse d’être ton rêve ; tu n’y est plus.
Ta vie ne t’appartient plus.
Autre chose la règle.

Tes songes normaux sont déraillés.
Cette montagne russe n’a pas d’interrupteur.
Il n’y a plus d’autre chaîne à laquelle changer.

Ce monologue importun, c’est ta croix à porter.
Il indique des pensées inconnues jusque là,
Mais si familières et transparentes quand même.

Tes schémas périssent, un par un.
Remplacés par de la cunéiforme inerte
En fils et rangs de légions zombies.

Quel que soit le temps nécessaire.
A chacune de tes propositions la réplique imparable,
Insistante, immédiate et sans arrêt. 

Sans appel valide. en boucherie de pensée,
Les tiennes sont exposées sous la lampe chauffante,
Ficelées, inquiètes et nues,

Subitement surgelées en fossile image-miroir.
Ni n’y eut-il jamais de l’usure progressive
Jamais, seulement substitution binaire.

C’était toi auparavant ; maintenant c’est l’autre,
Alors que des microbes font sauter tes cellules corporelles
Comme un mur de sable fond sous la mousse de sel.

Cette prise a saisi tes pensées sans invite.
Les tiennes sont bien-aimées, uniques et intimes. 
La leur, biomécanique, identique, morte-vivante.

Ce n’est pas comme d’être renversé en surfant,
Déchu par une vague trop forte pour résister,
Qui suffoque ton corps et frotte le fond avec. 

Non. Elle efface tout, c’est tout.
Toutes tes pensées: profondes, précieuses, irremplaçables 
Elle les remplace

Avec ses inversions maléfiques.
Quoique les tiennes soient vives, vibrantes, vitales ;
Les leurs sont de grise mine zombie.

Alors que ta prochaine bulle de pensée fait pop,
Et celle qui suit, proposée en appui, chute à son tour ;
Et ainsi de suite, en salle de miroirs 

Ton esprit est une poupée de chiffon
Qui roule et cascade encore et encore
Dans le rouleau du sèche-linge fébrile.

Cette lutte t’épuise quand tu dors
Ton esprit baisse ses volets rouillés.
Ton rêve fébrile se calme au-delà du rappel.

Tu t’éveilles en sueur froide d'incompréhension
Sinon mort, soit entre les deux.

Ta fièvre de rêve est encore plus homicide
Que l’ensemble des accidents, batailles et meurtres,
Plus rusée que tout ce que l’on pourrait prévoir.

Elle t’aurait épargné encore cette fois,
T’a renvoyé trottiner vers ta pauvre poignée de milliards, 
Guide borgne revenu pour ceux aveuglés deux fois.

C’est ça, le rêve COVID
En age, nombres et compréhension de mille milliards des nôtres
Cette vision confirmée par d’autres épreuves fébriles.

EN ANGLAIS

COMMENTAIRE?  markmulligan@comcast.net